Le monde
de demAIn

Au Moyen-Orient, les drones iraniens viennent d’enfoncer le toit d’un data center d’Amazon aux Émirats. Puis d’un second. Puis une installation au Bahreïn.

Stargate UAE, le projet d’infrastructure d’IA d’OpenAI, a été lancé, Google et Amazon ont des contrats d’un milliard de dollars dans la région. Téhéran a choisi ses cibles avec soin, au moment précis où le Golfe s’imposait comme l’un des nouveaux centres de gravité du cloud mondial.

Les temps changent.

Hier encore, on sabotait les oléoducs et les raffineries pour paralyser une économie. La même logique s’applique désormais aux data centers, à ceci près que la dépendance est encore plus profonde, et autrement plus stratégique.

Sans cloud, plus de paiements, plus de ports, plus de chaînes logistiques. Ces hangars gris et anonymes au milieu du désert sont devenus aussi critiques que les centrales électriques. Et, jusqu’à preuve du contraire, moins bien protégés.

Un signal faible, à peine commenté dans le bruit du conflit. Mais qui dit quelque chose de très net sur la guerre telle qu’elle se pratique désormais et sur la fragilité de tout ce qu’on a construit dessus.

Bienvenue dans le monde de demAIn, un monde où nos données sont désormais en première ligne.

Le Chat ne sourit plus

ChatGPT est-il en train de vivre son moment « MySpace » ? La question n’est plus seulement rhétorique. Les chiffres tombés le 28 février font office d’électrochoc : les désinstallations de l’application ont bondi de 295% en 24 heures aux États-Unis.

Ce décrochage coïncide avec l’annonce du partenariat entre OpenAI et le Pentagone, visant à déployer l’IA sur des réseaux militaires classifiés.

Sam Altman continue de sourire sur les photos officielles.

Sa communauté, beaucoup moins.

Pendant qu’OpenAI se vide, Claude exulte : le week-end dernier, il est passé de la 6e à la 1re place de l’App Store américain. Anthropic n’a pourtant lancé aucune campagne ni sorti aucun modèle. Elle a juste eu la bonne idée de ne pas signer n’importe quoi avec le Pentagone.

Mais le contrat avec la Défense n’est que l’étincelle. Le baril, lui, se remplissait depuis l’automne, coup de poing après coup de poing : un GPT-5 décevant, des dons politiques embarrassants, des contrats avec l’ICE impopulaires.

Le 28 février, il a suffi d’une allumette.

Enjeux et perspectives

Pour comprendre ce séisme, il faut rembobiner de six mois.

Tout commence en août 2025 avec le lancement catastrophique de GPT-5. Promis comme un « expert de niveau doctorat », le modèle s’est révélé être un routeur poussif, froid et truffé d’hallucinations.

En brisant la relation affective avec ses utilisateurs, OpenAI a perdu son droit à l’erreur. Dès lors, chaque décision politique d’Altman a été passée au scanner de la défiance.

La fracture s’est cristallisée début février avec le mouvement #QuitGPT, nourrie notamment par les dons massifs de Greg Brockman à l’administration Trump et par les contrats avec l’ICE. Voir Brockman, cofondateur et président d’OpenAI, financer activement une politique d’immigration controversée, a transformé l’assistant « cool » en un outil de surveillance d’État.

Le partenariat avec le bien renommé « Department of War » n’a fait que signer l’acte de décès d’une fidélité déjà agonisante.

Il semblerait que plus OpenAI se rapproche du pouvoir, plus elle s’aliène la base d’utilisateurs qui a fait son succès. Anthropic, elle, récolte les fruits d’un repositionnement éthique, opportuniste ou non, peu importe : ça marche.

Avec GPT-5, OpenAI a perdu son génie. Avec le Pentagone, elle a perdu son âme.

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Né sous X

Le réseau social X vient de découvrir la « vérité », mais uniquement pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer le mensonge.

Depuis le 4 mars, Elon Musk impose aux créateurs de signaler toute vidéo de guerre générée par l’IA, sous peine de voir leur monétisation suspendue pendant 90 jours.

Une décision prise en urgence, trois jours seulement après le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, alors que les deepfakes de bombardements saturent déjà les flux.

Mais attention : la mesure ne vise pas à supprimer le faux, elle vise à ne plus le sponsoriser.

Enjeux et perspectives

Nikita Bier, le monsieur « authenticité » de X, nous vend une quête de vérité de terrain.

La réalité est plus insolente : X ne censure rien. Si vous diffusez une vidéo d’IA simulant un carnage à Téhéran sans la mentionner, votre contenu reste en ligne, continue de manipuler l’opinion et de servir de carburant à la guerre informationnelle.

La seule chose qui s’arrête, c’est votre chèque à la fin du mois.

Pour les fermes à trolls étatiques ou les activistes fanatisés qui n’ont que faire des revenus publicitaires, la voie est libre. Le message du réseau de Musk est limpide : vous pouvez intoxiquer la planète, tant que vous le faites bénévolement.

C’est le sommet de l’hypocrisie pour une plateforme dont l’IA maison, Grok, est déjà dans le collimateur de l’Europe pour ses délires toxiques. En instaurant une police du portefeuille plutôt qu’une police du contenu, X s’offre un alibi marketing à faible coût.

On ne combat pas la désinformation, on la transforme en une activité non lucrative.

Dans ce nouveau brouillard de la guerre, l’image n’est plus une preuve mais une arme de distraction massive dont X perçoit les dividendes en termes d’attention, même quand elle refuse de partager les miettes avec les faussaires.

Sur X, la vérité est devenue une option pour les rentiers. Pour les autres, la désinformation reste gratuite, illimitée et, désormais, certifiée sans but lucratif.

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Après moi le déluge

Le conflit Iran-USA/Israël est une compétition de bande passante.

Au premier jour de la guerre, l’armée américaine a visé 900 cibles en douze heures. Ce qui prenait des semaines d’état-major est désormais plié en une matinée. L’artisan du chaos : Maven Smart System de Palantir, alimenté par les capacités d’analyse de Claude, qui transforme des téraoctets de surveillance en ordres de tir en temps réel.

C’est la compression décisionnelle : le moment où le temps de réflexion humain devient le maillon faible de la chaîne de destruction.

Enjeux et perspectives

L’hypocrisie contractuelle a pris une dimension presque théâtrale. Le vendredi soir, quelques heures avant le début des frappes, Trump a ordonné à toutes les agences fédérales de cesser immédiatement d’utiliser Claude. L’armée a continué toute la nuit, parce que Maven en était trop dépendant pour s’arrêter. On ne bannit pas un outil intégré dans la chaîne de mort entre deux réunions.

Ce n’est pas qu’une question de vitesse, c’est une stratégie d’irresponsabilité organisée.

David Leslie, professeur d’éthique au Turing Institute de Londres, parle de « décharge cognitive » : quand l’algorithme hiérarchise les objectifs, le doigt qui appuie sur le bouton se sent innocent.

La preuve par les chiffres : 165 morts lors d’une frappe visant une école primaire dans le sud de l’Iran. Volker Türk, Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, a rappelé que « ce sont toujours les civils qui paient le prix ultime » et exigé des comptes pour toute violation du droit international humanitaire.

Il semblerait, en outre, que l’IA soit belliqueuse par nature : dans plusieurs simulations militaires publiques, les modèles escaladent fréquemment jusqu’au recours à l’arme nucléaire.

À l’opposé, l’Iran mène la guerre du pauvre : le piratage des esprits.

Faute de missiles intelligents, Téhéran sature les réseaux de récits synthétiques. Selon un rapport du Google Threat Intelligence Group de 2025, l’Iran concentrait les trois quarts de l’usage hostile de Gemini par des acteurs étatiques : rédaction de contenus pro-régime, manipulation du SEO occidental, création de personas locaux. La dynamique est identique en 2026, à un niveau d’intensité sans précédent.

On utilise l’outil de son adversaire pour miner sa confiance. L’IA devient une arme de siège psychologique. Comme cette vidéo deepfake, aussitôt virale, du guide suprême reposant paisible et immaculé dans les ruines de son bunker.

Pendant que l’Oncle Sam optimise sa logistique de mort, Téhéran industrialise le doute. L’Occident délègue l’exécution à la machine, l’Iran lui délègue la vérité.

Dans les deux cas, l’humain a déjà quitté la salle de commande.

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Le management par le vide

Le monde de la tech vient de vivre son premier grand sacrifice à l’IA, exécuté en direct et avec une froide brutalité.

La semaine dernière, Jack Dorsey, ex-patron de Twitter, a stupéfié la Silicon Valley en annonçant le licenciement de 4 000 employés, soit près de la moitié de ses effectifs, chez Block, sa société de paiements.

Si la raison officielle invoquée est une transformation fondamentale par l’IA, un mémo interne de Dorsey trahit une réalité plus fragile : il y admet que certaines de ces suppressions de postes pourraient s’avérer être des « décisions regrettables ».

Pour Aaron Zamost, ancien haut responsable de Block qui se confie au NY Times, c’est une restructuration ordinaire, le genre qu’on aurait autrefois assumé, et qu’on planque aujourd’hui derrière un discours sur l’IA.

Enjeux et perspectives

L’affaire Block révèle la naissance du «Layoff-washing», qui peut se traduire par «maquillage de licenciement».

La technique est fascinante : Dorsey, confronté aux critiques sur sa gestion passée et à un surembauche massif durant la période COVID, utilise l’IA comme l’alibi parfait pour une restructuration radicale des coûts.

En rasant des équipes entières (politiques publiques, affaires réglementaires, diversité) là même où l’IA ne peut remplacer un lobbyiste ou un négociateur, il pose le décor : si personne ne remarque l’effondrement, c’est que la machine a tenu.

Cette logique, décodée par A. Zamost, est implacable : on réduit une équipe de dix personnes à une seule, contrainte d’utiliser l’IA pour absorber la charge de travail des neuf disparus. Si le système tient, Dorsey pourra clamer à Wall Street que l’IA a remplacé l’humain, alors qu’il n’a fait qu’épuiser le rescapé.

Le marché n’a pas boudé son plaisir. Portée par une croissance de 24 % de son profit brut au dernier trimestre, l’action Block a bondi de plus de 20 % après l’annonce du carnage.

Pour les investisseurs, peu importe que l’IA soit encore incapable de négocier avec la SEC ou de gérer des RH complexes, ce qui compte, c’est la croyance en une réduction drastique de la masse salariale.

Dorsey ne déploie pas une technologie, il installe un instrument de pression. L’adoption de l’IA n’est plus un levier de productivité, c’est une condition de survie pour les employés restants.

L’idée n’est pas nouvelle. On en avait parlé avec Accenture (MdD#42).

Chez Block, l’IA n’est donc pas le moteur de la transformation : c’est l’écran de fumée qui permet de licencier pour ses erreurs de gestion, sans avoir à s’en excuser.

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La carotte et le bâton

Alors que Jack Dorsey sacrifie ses effectifs au nom de l’efficacité, la Banque centrale européenne publie une photographie bien plus nuancée de la réalité.

Selon un billet de blog du 4 mars, les entreprises « IA-compatibles » affichent une probabilité d’embaucher supérieure de 4 % par rapport aux autres.

Ce n’est pas que de la méthode Coué, c’est le reflet d’une phase de transition critique : avant de rationaliser, il faut construire.

Les early adopters recrutent aujourd’hui les architectes et les intégrateurs d’un monde qui n’existait pas il y a cinq ans.

Enjeux et perspectives

Les chiffres commencent à donner raison aux optimistes. Le World Economic Forum table sur un solde net positif de 78 millions d’emplois d’ici 2030. Plus concret encore : selon Morgan Stanley, 30 % des entreprises ayant adopté l’IA affichaient des gains de productivité mesurables fin 2025.

Mais le vrai signal se trouve sur la fiche de paie. PwC note que dans les secteurs exposés à l’IA, les salaires progressent deux fois plus vite qu’ailleurs. L’IA ne dévalue pas le travail ; elle survalorise ceux qui savent la dompter.

Le risque n’est donc pas le chômage de masse immédiat, mais un décalage de compétences (skills gap) violent. Le signal est là, même si personne n’ose l’écrire noir sur blanc : l’accès à la prospérité devient conditionnel.

Le FMI observe ainsi qu’un point de pourcentage supplémentaire d’offres d’emploi exigeant des compétences en IA accroît les salaires de 2,3 % dans les bassins concernés. La fenêtre est ouverte, mais elle ne restera pas béante éternellement.

L’IA ne va pas voler votre job. Elle va le rendre plus exigeant pour ceux qui sauront la manier. Le vrai concurrent n’est pas la machine. C’est le collègue d’à côté qui a appris à s’en servir avant vous.

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L’élève de Knuth

C’est une petite secousse dans le monde feutré des mathématiques fondamentales, mais un séisme symbolique pour l’IA.

Donald Knuth, 88 ans, prix Turing et légende vivante de l’informatique, vient de publier une note de recherche où un algorithme lui vole la vedette.

Butant depuis des semaines sur un problème complexe de théorie des graphes pour le futur volume de son œuvre monumentale, The Art of Computer Programming, Knuth a vu Claude (Anthropic) débloquer la situation en une heure.

Le document, intitulé « Claude’s Cycles », est désormais hébergé sur les serveurs de Stanford.

Enjeux et perspectives

La plupart d’entre nous n’y comprendront rien, mais le défi était de taille : prouver que l’on peut décomposer les arcs d’une grille 3D en trois chemins parfaits (cycles hamiltoniens) passant par chaque sommet une seule fois.

Là où le cerveau humain s’épuisait, Claude a mené 31 explorations méthodiques pour identifier une règle de construction d’une élégance rare.

Knuth, bluffé par la beauté de la solution, a ensuite pris le relais pour fournir une preuve rigoureuse. C’est la définition même de la synergie : la machine trouve la piste grâce à sa puissance d’exploration, l’humain valide l’architecture grâce à sa rigueur.

La machine ne remplace pas l’expert : elle prolonge sa pensée là où il finissait par s’arrêter. « Il semble que je vais devoir revoir mon opinion sur l’IA générative un de ces jours », a-t-il écrit dans son document, signe de sa surprise.

Gardons toutefois la tête froide.

Si Claude a résolu le cas général des nombres impairs, il n’a trouvé que quelques exemples pour certains nombres pairs, preuve que l’intuition reste, pour l’heure, un privilège biologique.

Comme le soulignait le médaillé Fields Terence Tao, dans une interview à The Atlantic en février, l’intelligence artificielle appliquée aux mathématiques agit aujourd’hui comme un « co-auteur junior » d’exception : elle excelle dans le débroussaillage de l’impossible, mais elle a encore besoin d’un maître pour signer la carte.

En aidant Donald Knuth, l’IA vient de passer son examen d’entrée au Panthéon de l’intelligence. Et pour une fois, elle n’est pas l’arme, mais le compas.

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Mes bien chers frères

Après avoir investi les cockpits et les lignes de code, l’IA s’invite en chaire.

SermonAi, une plateforme dirigée par l’évangéliste américain Christopher Nerreau, propose aux pasteurs et prêtres de déléguer l’écriture de leurs homélies à un algorithme pour 29 dollars par mois.

Le service, qui revendique déjà un million de dollars de chiffre d’affaires, offre un environnement complet : exégèse, plans de sermons et même un minuteur de prédication.

Aux États-Unis, le mouvement est massif : selon certains sondages, près de deux tiers des pasteurs auraient déjà recours à l’IA chaque semaine pour préparer leur parole dominicale.

Enjeux et perspectives

Le Vatican tente de dresser des barrières morales face à cette automatisation de la foi. Le pape Léon XIV multiplie les mises en garde, rappelant que « le cerveau doit être utilisé » et que la rencontre spirituelle ne peut être sous-traitée à une machine à statistiques.

Mais sur le terrain, la réalité est plus pragmatique. Christopher Nerreau se défend en affirmant que la « paresse homilétique » n’a pas attendu GPT pour exister ; il ne ferait qu’outiller une pratique déjà installée.

L’enjeu n’est plus seulement la qualité du sermon, mais l’authenticité du lien.

Si la parole n’est plus habitée, elle devient un bruit de fond algorithmique de plus. Pendant que les fidèles cherchent une connexion divine, ils reçoivent une compilation de données bibliques, remixée par un serveur situé dans le Massachusetts.

C’est le triomphe du marketing sur le sacré : on ne prêche plus pour convertir, on prêche pour alimenter le flux d’une plateforme de contenus comme une autre.

Quand la grâce devient un SaaS, il ne reste plus qu’un abonnement.

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App sous le radar : World Monitor

Le pitch

Si l’édition de cette semaine vous a donné envie de vous construire un bunker, World Monitor est l’écran qu’il vous faut installer à l’intérieur. C’est votre poste d’observation global en temps réel. World Monitor est une web-app open source qui agrège flux RSS, marchés financiers, cartes de conflits, infrastructures critiques et signaux « faibles » (vols militaires, mouvements de navires, coupures internet) dans un seul dashboard dopé à l’IA. La philosophie est radicale : l’information dense prime sur le joli design. L’outil cherche la corrélation plutôt que l’accumulation, avec des briefs générés par un LLM et un indice d’instabilité par pays.

Pour qui ?

Les traders, les analystes géopolitiques, les journalistes d’investigation, les adeptes de l’OSINT ou les risk officers. C’est l’outil parfait pour ceux qui ont besoin d’une « War Room » personnelle, mêlant Bloomberg Terminal et flux tactiques, sans payer un abonnement à sept chiffres.

Les plus

  • Vue mondiale unifiée : plus de 35 couches activables sur une carte interactive (câbles sous-marins, bases militaires, prix du pétrole, Polymarket).
  • IA à la carte : détection de pics de mots-clés et de scores de risque. Supporte les modèles locaux (Ollama) pour une veille entièrement privée.
  • International par design : gestion du RTL (arabe/hébreu) et des flux localisés pour une analyse multi-sources.
  • Libre et auto-hébergeable : code MIT, déploiement possible sur Vercel ou en self-host complet.

Les moins

  • Courbe d’apprentissage : c’est un cockpit, pas un magazine. L’interface est volontairement brute et dense.
  • Dépendance aux API : si un maillon (GDELT, FRED, Yahoo Finance) change ses règles ou ses tarifs, certaines briques du tableau de bord deviennent muettes.
  • Biais de sélection : le choix des 150 sources et le prisme « sécurité/marchés » donnent une lecture du monde très spécifique, loin de la neutralité absolue.
  • Installation technique : la configuration (API keys, Redis) nécessite de mettre les mains dans le cambouis pour obtenir une expérience complète.

Le verdict

World Monitor, c’est le tableau de bord que les cellules de crise se faisaient autrefois livrer sur mesure, désormais accessible à qui veut bien le prendre en main. Ce n’est pas un lecteur de news pour flâner, c’est un instrument de situationnel : indispensable si vous vivez dans les flux, et beaucoup trop si vous voulez juste « suivre l’actu ».

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Dev. et Implémentation d'IA

L'Ère de l'IA

conférence l'Ére de l'IA

Modules 5 à 10 : Cours à la carte

Modules 1 à 4 : initiation à l'IA

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